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Archives par mois


 La justice sociale

Conférence de Denis Collin, le 11 mars 2016

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  • Dimanche 06/03/2016
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Le dogme de Hayek : « le concept de justice sociale est nécessairement vide et dénué de sens » (dans Droit, Législation et Liberté, 1973) Fondateur de la société du Mont Pélerin et grand prêtre du "néo-libéralisme", F. von Hayek l'a emporté. La "justice sociale" a déserté le champ du discours politique. Tout un pan de la pensée philosophique, d'Aristote à John Rawls ne passant par Thomas d'Aquin, Rousseau, Kant et Hegel a été mis hors-circuit. Au moment où les inégalités explosent, où les protections arrachées par les travailleurs au cours de luttes multiséculaires sont balayées par les "réformes" d'un capitalisme devenu absolu, il est impératif de revisiter la pensée de la justice sociale, car il n'y a aucune liberté là où les droits et la dignité des plus pauvres sont bafouées.

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 Hommage à Alain Quesnel

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  • Mercredi 13/05/2015
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C’est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès d’Alain Quesnel qui fut l’un des initiateurs de l’Université Populaire d’Évreux, lancée à la fin de l’année 2008.

Alain Quesnel était un homme cultivé, curieux et enthousiaste et l’amour du savoir qu’il savait transmettre à ses élèves durant sa carrière de professeur, il le prodiguait généreusement aux auditeurs des conférences de l’Université Populaire. Ses conférences sont toutes disponibles sur le site de l’association.

Il aimait la vie et en bon lecteur d’Épicure et de Spinoza, il savait que la pensée de la mort est une pensée inadéquate.

Nous gardons de lui le souvenir d’un homme étranger à la mélancolie et à la misanthropie, d’un défenseur de la culture et d’un adversaire résolu de toutes les dominations.


Conférences d'Alain QUESNEL:
23 janvier 2009: Qu'est-ce que les Lumières? 
20 mars 2009: Naissance de l'éthnologie
29 janvier 2010: Les représentations de la nature
24 juin 2010: L'écologie politique en collaboration avec Raymond Morvan
15 janvier 2011: Les mythes du XXe siècle
21 juin 2011: Vie et mort du surréalisme
19 octobre 2012: L'anarchisme
3 mai 2013: l'utopie

 Lecture du capital de Marx

12e séance. La journée de travail (suite et fin)


Nous avons vu la dernière fois comment se produisait la survaleur absolue et comment cette question trouvait son point de concentration dans la longueur de la journée de travail.

Il y a une tendance naturelle du capitalisme à étendre la journée de travail jusqu’à sa durée maximale (24 heures !) et en même temps cette extension indéfinie de la journée de travail porte en elle-même une contradiction fondamentale : en procédant ainsi le capitaliste finit par détruire la seule source de production d’une valeur nouvelle, la force du travail vivant. En même temps, le droit du travailleur est le droit de défendre la seule richesse qu’il possède, savoir sa force de travail et donc il doit lutter pour limiter la journée de travail.

La production capitaliste qui est essentiellement production de survaleur, absorption de surtravail, produit donc avec la prolongation de la journée de travail non seulement l’amoindrissement de la force de travail humaine, privée de ses conditions normales de développement et l’activité physique et morale, mais aussi l’épuisement et la mort prématurée de cette force. Elle allonge le temps de production du travailleur pendant une période donnée en abrégeant son temps de vie. (297)

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 Lecture du Capital de Marx – séance 11

Le taux de survaleur - La journée de travail.

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  • Jeudi 20/11/2014
  • 22:17
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Vendredi 21 novembre 2014 - 20h - Salle Jacqueline Duval - Mairie d'Évreux
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 Le bonheur et le stoïcisme de Marc-Aurèle

Conférence de Dominique Jouault, le vendredi 14 novembre 2014

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  • Dimanche 02/11/2014
  • 14:22
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En 161, Marc Aurèle quittant la tranquillité d’une vie retirée à la campagne, en famille, consacrée à la lecture et à l’étude, devient empereur romain, par devoir, pour servir politiquement ses concitoyens et tous les hommes qui lui sont confiés. Il accède au pouvoir dans une époque tourmentée : tremblements de terre, épidémies, invasions barbares, rébellions et trahisons. Dans un monde qui s’obscurcit, la question du sens se pose dans toute son acuité : Pourquoi vivre, si c’est pour être malheureux ? Mais en quoi le sens conduirait-il au bonheur ? Qu’est-ce que le bonheur ? Ce que pense Marc Aurèle, c’est  que comprendre, c’est se rendre heureux. Comprendre, c’est découvrir, avec sa raison, l’ordre harmonieux de la nature , son unité, son équilibre, et s’en faire l’instrument pour mieux servir l’humanité. Voilà le sens de la philosophie que Marc Aurèle reprend aux Stoïciens : non pas un travail intellectuel mais la vie dans la réalité, parmi les hommes : penser, connaître, agir selon la nature ,  afin de s’accorder avec elle et les autres hommes, en suivant la raison. Dans cet accord, nous trouverons un bonheur que rien ne pourra nous ôter puisqu’il ne dépend que de nous de bien penser et de bien agir. La pensée de Marc Aurèle nous invite , dans le monde difficile qui est le nôtre, à comprendre comment la pensée dans sa rationalité peut nous replacer au cœur du réel et nous donner la sérénité   d’avoir fait tout ce qui dépendait de nous pour rendre ce monde meilleur.
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 Lecture du Capital de Marx, séance 8

Le procès de travail en général

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  • Samedi 24/05/2014
  • 08:27
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Nous abordons maintenant le cœur de l’analyse marxienne du mode de production capitaliste, la production de la survaleur, autrement dit la plus-value si on veut garder la terminologie classique des traductions antérieures de Marx. La production de la survaleur est en effet ce qui explique la « valorisation de la valeur », c’est-à-dire l’accumulation du capital. Si la formule du capital, c’est A → M → A + dA, il faut maintenant explique ce dA, cette valeur additionnelle que le processus de circulation, fondé sur l’échange équivalent contre équivalent ne saurait expliquer. (cf. 7e séance). → plus

 HOMMAGE à Raymond MORVAN

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  • Samedi 23/10/2010
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HOMMAGE à Raymond MORVAN 

   Notre ami Raymond MORVAN nous a quittés, le mercredi 20 octobre. Il a mené jusqu’au bout, avec un courage indomptable, son combat contre le cancer. 

   Ceux qui l’ont côtoyé d’un peu près se rappelleront un homme généreux, délicat, discret, toujours disponible et d’une culture immense et raffinée. Toutes ces qualités, il les a mises au service d’un infatigable militantisme pour l’émancipation humaine, la justice et la liberté. 

   C’est ainsi qu’il a été l’un des promoteurs et des animateurs de notre Université populaire, dont il était le secrétaire. Il a contribué à sa création et, avec une attention vigilante, à la rédaction de ses statuts. Il a assuré, jusqu’à ces derniers mois, son fonctionnement administratif (location de l’amphithéâtre, rapports avec l’antenne universitaire et la municipalité) et matériel (sonorisation, duplication de documents). Sans son travail, nous n’aurions pu exister.  

   Il a aussi prononcé deux conférences : la première sur « Le Mouvement ouvrier, héritier des Lumières ? » ; la seconde sur « L’Écologie politique. » C’était une de ses façons de faire front à la maladie qui le rongeait. Jusqu’au mois de juin dernier, il lisait et écrivait, quoique difficilement, pour préparer sa conférence prévue en décembre. 

   Je voudrais simplement, ce soir, saluer son courage, sa volonté, son combat contre la souffrance, et le remercier pour ce qu’il nous a, si généreusement, donné. 

   Au nom de l’Université populaire d’Evreux, j’ai fait part à Valérie, son épouse, et à ses filles, Anna et Julie, de notre peine et de notre sympathie. 

   Raymond était passionné par l’art. La conférence que nous allons écouter l’aurait intéressé au plus haut point. Je propose, avec la permission du conférencier, qu’elle soit dédiée à sa mémoire.

(Hommage prononcé par Alain Quesnel, au nom de l'université Populaire, lors de la conférence du 22/10/2010)
Lire aussi l'article paru dans Paris-Normandie le 23-10-2010

 
  

 La nature - 2e semestre 2010

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  • Vendredi 03/09/2010
  • 08:06
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24 septembre 2010 de 18h30 à 20h30
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 Découverte de la flore d'un coteau d'Évreux

Samedi 26 juin 2010

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  • Vendredi 18/06/2010
  • 22:05
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Découverte de la flore d’un coteau d’Evreux,

 

et évocation des divers facteurs écologiques (relief, géologie, sols, contrastes climatiques…) et anthropiques.

Avec Michel Joly , biogéographe.

 

Rdv : Cambolle, près des jardins ouvriers à 9h30

Travaux pratiques de l'université populaire

 Du Paysan à l'agro-manager

Un changement radical

  • Collin
  • Dimanche 21/02/2010
  • 20:26
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Conférence du vendredi 26 février 2010
par Philippe Collin, porte-parole de la Confédération Paysanne
18H30 - Université d'Évreux - quartier Tilly - amphi C

Cette vieille activité qu’est l’agriculture redevient d’actualité, mais de la vache folle aux OGM, des nitrates aux pesticides, du champ à l’assiette, de l’animal domestique aux élevages industriels, nos sociétés et les paysans ont modifié radicalement leurs liens avec la nature. La nature hostile a visiblement cédé sa place à une nature spontanément vertueuse, l’agriculture moderne a voulu rompre les liens avec la nature pour s’en « libérer ».
Dans quel sens le paysan doit-il aller, dans quel sens peut-il encore aller ?

Il n’existe pas une nature, mais des natures s’il l’on parle de ce système complexe à un instant t d’éléments physiques, chimiques, biologiques en interaction permanente les uns avec les autres. Ce que j’entends par nature n’a rien de comparable entre la situation d’aujourd’hui, celle d’il y a deux siècles et celle d’il y a 65 millions d’années. Le propos d’aujourd’hui est d’essayer de regarder cette relation entre l’homme paysan et cette nature.



Programme

Vendredi 13 janvier 2017, 18h30-20h30 Le travail comme question philosophique Marie-Pierre FRONDZIAK, Professeur de philosophie Vendredi 10 février 2017, 18h30-20h30 Critique de la religion - La question de l’islam Yvon QUINIOU, Professeur de philosophie Vendredi 10 mars 2017, 18h30-20h30 Le Capital ou le travail mort Denis COLLIN, Professeur de philosophie Vendredi 12 mai 2017, 18h30-20h30 La Laïcité Christophe MIQUEU, maître de conférence en philosophie Vendredi 9 juin 2017, 18h30-20h30 La Violence sociale Jacques COTTA, journaliste, producteur Les conférences ont lieu à l'université d'Evreux, rue du 7ème chasseur quartier Tilly. SEMINAIRE FREUD Séminaire consacré à la lecture de l’oeuvre de Freud proposé par Marie-Pierre Frondziak, professeur de philosophie L’objectif de cette lecture vise à montrer, qu’au-delà de la thérapeutique, la psychanalyse offre un véritable système de pensée. Vendredi 27 janvier - L’avenir d’une illusion (suite) Vendredi 3 mars - L’avenir d’une illusion (fin) Vendredi 31 mars - Marcuse et la désublimation répressive (I) par Denis Collin Vendredi 28 avril - Marcuse et la désublimation répressive (II) par Denis Collin Vendredi 26 mai - Conclusion : la portée de l’oeuvre de Freud Texte de référence: L'avenir d'une illusion (collection Points Essais au Seuil) Les séances se déroulent de 20h à 22h à la Mairie d’Evreux Salle Jacqueline Duval