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Les livres de l'Université Populaire d'Évreux


 Tous parents, tous différents... tous intolérants

Conférence du 21 janvier par André Langaney

  • UPE
  • Dimanche 16/01/2022
  • 07:29
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Pendant des siècles, savoir si l’ensemble des humains avaient une origine commune ou s’ils appartenaient à des espèces différentes fût un débat scientifique perturbé par les horreurs de l’esclavage. Les vues d’auteurs éclairés, tel que Jean Finot, furent masquées par une « science coloniale » dont l’objectif principal était la justification des inégalités.
Au cours des années 1960, les immenses progrès de la biologie, et en particulier de la génétique, permettaient d’établir définitivement que :
Tous les humains sont différents les uns des autres, tant par la génétique que par leurs mensurations et pigmentations
Tous ont une origine historique commune, relativement récente, africaine, à partir d‘une petite population de chasseurs-cueilleurs du paléolithique, qui s’est transformée physiquement et culturellement pendant sa conquête du monde
C’est ce que raconte, depuis 1992, l’exposition « Tous parents, tous différents », du Musée de l’Homme de Paris et de l’Université de Genève. Si de nombreuses données se sont accumulées depuis, toutes renforcent et confirment le discours qu’elle tient.
Mais savoir que l’on partage une origine ne suffit pas à ramener la paix dans les familles divisées par les intérêts économiques, les conflits religieux, politiques et sociaux, quand ce n’est pas la guerre ou le foot…
Une urgence pour demain est donc l’éducation à la tolérance des autres. Mais peu de gouvernants s’y intéressent dans le monde actuel…

 Naissance du principe d'identité dans la Grèce antique

Conférence du 10 décembre par Thierry Cattan

  • UPE
  • Mercredi 01/12/2021
  • 07:40
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Le principe d’identité est le premier principe de la logique. Avec lui, dans la Grèce antique, c’est la raison qui fait son apparition. Ce principe, suivant lequel une chose est ce qu’elle est et que l’on peut écrire en termes mathématiques « A=A », est de prime abord si simple, si évident et si fondamental que l’on conçoit mal la possibilité même d’en discuter. Pourtant dès son origine, il va soulever une multitude de problèmes. Si l’être est ce qu’il est et ne peut pas être autre que ce qu’il est, comment alors penser le changement ? Comment penser l’autre de l’être, le multiple, la différence, si ce n’est en terme de non-être ? A travers ces questions, nécessairement un peu abstraites, c’est l’exigence d’unité et de cohérence, l’exigence de rationalité prédominante dans toute la pensée occidentale depuis Grèce antique qui sera ici interrogée.

 Dieu, aliénation ou altérité

Conférence du 26 novembre par Dominique Jouault

  • UPE
  • Lundi 15/11/2021
  • 07:46
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Dieu est un mot dont nous ne comprenons pas le sens puisqu'il ne désigne aucune réalité de notre monde. Pourtant, dans les religions monothéistes, nous le pensons comme un esprit, doté de sentiments, et nous lui donnons un corps humain dans les représentations artistiques de l'Eglise catholique. Selon la Bible, Dieu a créé l'homme à son image. La religion chrétienne nous présente un Dieu homme en la personne de Jésus Christ. Mais Dieu ne serait-il pas la projection imaginaire de ce que l'homme désire : le savoir, la puissance, la justice...? L'aliénation, c'est s'ignorer soi même, être étranger à soi même de sorte que nous projetons dans un autre être ce que nous sommes. Si nous aspirons à une justice dont notre monde est dépourvu, nous attendrons de Dieu qu'il établisse cette justice. Nous sommes alors privés de notre action et dépendons d'un Etre qui n'existe pas. Telle est l'aliénation religieuse: la compensation imaginaire de nos limites. Nous rêvons d'être Dieu, d'avoir la toute puissance. Le Dieu homme est inversé en homme dieu: nous nous divinisons et retrouvons en Dieu des attributs humains: la colère, la jalousie, la violence... Mais Dieu est-il nécessairement une aliénation? Dieu n'est pas une projection imaginaire de l'homme si nous le pensons comme au-delà de ce que l'homme peut percevoir, imaginer ou comprendre. Il n'est pas un autre moi-même mais radicalement autre. Nous pouvons davantage penser ce qu'il n'est pas plutôt que ce qu'il est. Nous pouvons le penser comme au-delà de l'être. Dire qu'il est, c'est encore trop dire. Mais quel est le sens de Dieu s'il dépasse notre humanité? De nous proposer un Autre que notre humanité, une altérité: Nous ne sommes pas le centre de l'univers, nous ne sommes pas prisonniers de nous mêmes, nous sommes ouverts. Le problème posé est donc celui-ci: l'homme se construit-il en ne se référant qu'à lui-même ou bien en s'ouvrant à l' infini? Notre humanité est-elle une quête d'identité ou bien ce qui se vit dans la relation avec un Autre que les religions appellent Dieu?

 Jean Rouch, la ciné-trans un accès à l'autre

Conférence du 15 octobre par Christian Chastan

  • UPE
  • Jeudi 07/10/2021
  • 08:12
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Chargé de recherche au musée de l’homme » : quelle meilleure définition du cinéaste disait Jean Luc Godard dans l’article qu’il consacra au film de Jean Rouch : « Moi un noir ». En introduisant le geste cinématographique dans les études ethnographiques, Jean Rouch a impulsé une autre manière de faire du cinéma mais il a aussi profondément transformé notre regard. Avec ce nouvel outil d’investigation des hommes et de leurs manières de vivre, la caméra toujours à l’épaule, faisant la part belle à l’improvisation, Jean Rouch lie d’une manière unique le cinéma et les sciences humaines. C’est par le versant de la « ciné-transe » que l’on se propose d’aborder cette œuvre multiple et mal connue.

 Pascal - Trois Discours sur la condition des grands

Dominique Jouault professeur de philosophie vous propose un atelier de réflexion le jeudi 18h30 à 19h30

  • UPE
  • Dimanche 07/02/2021
  • 09:18
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Réfléchir sur les inégalités sociales, c'est ce que nous propose le philosophe Pascal dans ses Trois Discours sur la condition des grands. Penser avec lui la monarchie du 17ème siècle , c'est comprendre ce que signifie encore aujourd'hui l'inégalité de pouvoir et de richesse dans nos sociétés. Ni révolutionnaire, ni conformiste, Pascal cherche le sens de la hiérarchie sociale et de nos conduites à son égard.

Premier atelier le jeudi 11 février 2021
En visioconférence. Pour obtenir le lien merci de nous contacter à:
universitepopulaireevreux@gmail.com

 Reprise d'activité en zone de confinement....

Ateliers en visioconférences

  • UPE
  • Dimanche 07/02/2021
  • 08:56
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Après plusieurs mois d'arrêt, l'université populaire d'Evreux reprend ses réunions . Nous jugeons essentiel de maintenir une vie associative et culturelle. Pendant cette crise sanitaire et cet état d'urgence, nous devons nous rassembler pour réfléchir. C'est pourquoi nous proposons par visioconférence, d'exercer notre esprit critique par l'explication d'œuvres philosophiques ou par la présentation de livres de sciences humaines ou d'œuvres d'art. Nous avons une vie psychique et sociale à défendre et nous ne devons pas renoncer à penser. Nous vous enverrons rapidement quelques propositions avec un lien numérique pour nous réunir. Nous savons que rien ne remplace le dialogue des personnes physiquement présentes mais nous jugeons préférable d'utiliser les moyens de communication dont nous disposons plutôt que de rester séparés et privés d'échanges culturels.

 Haine de soi, haine de l'autre. Les racines psychiques et sociales de la haine

Conférence du 16 octobre par Màtyàs Molnar

  • UPE
  • Samedi 10/10/2020
  • 15:47
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L'histoire humaine, passée, récente et actuelle, se caractérise par l'existence de conflits violents et de guerres qui n'ont pas pour finalité la simple défense de soi, mais qui témoignent de pulsions agressives illimitées, exprimées par le racisme, les meurtres de populations civiles, les viols, la destruction de monuments et d'habitation, les assassinats, les tortures infligées aux prisonniers... Il est impossible de comprendre les comportements des gens qui se livrent à ses actes sans y voir, au moins en partie, le déploiement d'affects de haine. Comment les comprendre ? Nous développerons une analyse du phénomène de la haine à partir de la philosophie de Cornelius Castoriadis, en examinant deux hypothèses : • il existe une tendance inhérente à la psyché humaine à rejeter ce qui n'est pas elle ; • il existe une pente quasi-naturelle à la clôture de l'imaginaire d'une société, qui porte les individus qui en font partie à rejeter les significations dont sont porteuses les sociétés étrangères. Cela nous conduira à nous demander si la haine de l'autre est un phénomène inéluctable qui tient à la nature de la psyché et des sociétés humaines, ou s'il est possible d'établir un rapport à l'altérité qui ne se déploie pas sous la modalité de la haine et du rejet.

 Faut-il en finir avec le sexe ?

Conférence du 13 mars par Denis Collin

  • UPE
  • Jeudi 20/02/2020
  • 21:00
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Les « études de genre », depuis les expérimentations de John Money ou le fameux Trouble dans le genre de Judith Butler, proposent d’abandonner le mot « sexe », trop biologique, au profit du mot « genre ». Elles soutiennent que le genre n’est qu’une construction sociale, que les individus ont le droit et même le devoir de refuser les assignations que leur a données l’état civil. Se développent toutes sortes de thèses défendant les « genres flottants ». Dans le même temps, des dispositions juridiques, des mesures pratiques, des habitudes langagières visent à « désexualiser » la parole autant que la vie quotidienne. Les demandes de « réassignation de genre » explosent aux États-Unis, en Suède et ailleurs, alors que les changements de sexe à l’état civil sont facilités.

Faut-il vraiment acquiescer à ces théories, sous peine d’être affublé de l’épithète « réactionnaire » ? Ne peut-on pas voir, sous un masque « libertaire », le retour en force d’un puritanisme qui vise à débarrasser les humains de sujétion à la sexualité ?

 Le Féminisme dans l'art du 20ème siècle

Conférence HORS LES MURS Samedi 8 février par Thierry Cattan

  • UPE
  • Lundi 10/02/2020
  • 15:54
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Conférence proposée à la Maison des arts d'Evreux
Le combat pour l'égalité homme/femme a connu dans la seconde moitié du 20ème siècle une montée en puissance avec l'apparition de nombreux groupes féministes. Malgré des progrès certains, ce combat conserve aujourd'hui toute son importance. On comprend donc sans peine que bien des artistes contemporains aient été sensibles à cette thématique et cela d'autant plus que l'égalité homme/femme n'est pas plus acquise dans le domaine de l'art qu'ailleurs. La question est de savoir comment la création artistique peut influer sur notre perception, moduler notre regard, questionner la société, réinventer l'identité homme/femme et induire de nouveaux modes de relations.

 Identité et Multilinguisme - Protraits de femmes dans la littérature "francophone"

Conférence proposée par Marie Geneix-Legret (07/02/2020)

  • UPE
  • Vendredi 07/02/2020
  • 14:22
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 Identité et multilinguisme

Conférence du vendredi 7 février par Marie Geneix-Legret

  • UPE
  • Jeudi 06/02/2020
  • 15:34
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En remettant en cause le terme de francophonie - toute littérature en français devrait être appelée francophone, sinon il n'y a pas lieu de maintenir une subdivision qui n'est pas exempte de jugements de valeur - l'écrivain Alain Mabanckou appelle de ses voeux une "littérature-monde" et pose la question de l'identité et de l'altérité à travers le langage. Il y a la langue d'origine et celle qu'on a apprise, parfois contre sa volonté, mais qui ensuite, comme le dit la poétesse Rita Mestokosho, "vit dans mes pensées quand le partage se fait sentir", résonne et prend sens si on la choisit. L'identité devient plurielle, valorisant un dialogue entre les cultures souvent lié à la migration et questionnant les enjeux et les modalités de l'écriture en français. 

Le choix de la figure féminine permet de poser doublement la question de l'altérité et de la minorité à travers quelques personnages forts, qui tous refusent l'enfermement, la passivité et le dogmatisme, choisissant d'avancer et de progresser. C'est donc avec eux et à leur suite, en cherchant nous aussi à apprendre et à élargir notre regard de lecteurs, que nous effectuerons ce voyage.

 L'autoportrait dans l'art du 20ème siècle

Conférence proposée par Thierry Cattan

  • UPE
  • Samedi 18/01/2020
  • 14:17
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 L'Autoportrait dans l'art du 20ème siècle

Conférence du 17 janvier 2020 par Thierry Cattan

  • UPE
  • Jeudi 02/01/2020
  • 05:24
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S’il existe bien des autoportraits dans l’histoire de l’art classique, ce genre prend un essor singulier à l’aube de la modernité. Je défendrai ici l’idée que ce phénomène n’a rien d’anecdotique mais qu’il témoigne au contraire d’une transformation radicale du sens de la création artistique. De fait, dès la fin du 19ème siècle, l’artiste s’implique de plus en plus dans son œuvre au point que certains considéreront toute œuvre d’emblée comme un autoportrait. Nous pouvons interpréter ce phénomène comme une forme de subjectivisme mettant en avant la singularité de l’artiste, son génie, son style, son originalité. Ou bien nous pouvons nous rappeler les mots de Rimbaud, « je est un autre », qui nous invitent à considérer l’art comme une forme radicale de questionnement de l’identité.

 Demandez le programme !

Premier cylce 2020

  • UPE
  • Jeudi 02/01/2020
  • 05:00
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