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Les livres de l'Université Populaire d'Évreux


 Prochainement : Faire / voir la guerre – De quelques combattants devenus cinéastes

Conférence du 4 octobre 2019 par Nicolas Geneix

Une ligne brisée, une frontière infranchissable : « On ne peut pas faire de film de guerre. C'est impossible », dit Samuel Fuller, spécialiste de ce genre. C'est que vétéran de la Big Red One qui traversa plusieurs fronts pendant la Seconde Guerre Mondiale, il sait que l'on ne peut représenter vraiment la violence d'un combat, ni la « folie organisée » d'un conflit. Et pourtant, il tourne. Comme Amos Gitai, Ousmane Sembène ou Oliver Stone, Fuller cinéaste semble né pour partie avec, voire de la guerre, c'est-à-dire de sa survie là où d'autres ont (toujours tragiquement) péri. Il s'agirait donc de considérer la guerre comme une paradoxale et traumatique matrice, et les films comme de lacunaires témoignages reconfigurés et des réponses aussi insuffisantes que nécessaires.

 La Guerre économique

Conférence du 7 juin 2019 par Mickaël Sylvain

  • Mercredi 07/08/2019
  • 18:39
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Montesquieu écrivait dans L’esprit des lois (1748) que « le commerce guérit des préjugés destructeurs et c'est presque une règle générale que, partout où il y a des mœurs douces, il y a du commerce ; et que partout où il y a du commerce, il y a des mœurs douces. ». Pourtant, l’actualité est faite des rebondissements dans la guerre commerciale que les États-Unis ont déclarée à la Chine et des emprisonnements de chefs d’entreprises étrangères : Frédéric Pierrucci d’Alsthom a par exemple fait deux ans de prison pour mettre la pression sur le PDG d’Alsthom afin qu’il vende la partie stratégique de l’entreprise à l’américain General Electric. Et si la notion de « guerre économique » pouvait mieux rendre compte de la réalité économique ? Et si nous n’étions jamais réellement sortis du mercantilisme ? Et si la « mondialisation » était une notion sans apport heuristique ?

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 Les artistes face à la guerre au 20ème siècle

conférence du 17 mai 2019 par Thierry Cattan

Il existe bien des références à la guerre dans les œuvres des artistes du 20ème siècle, preuve s’il en fallait que l’art n’est jamais tout à fait indemne des conditions historiques dans lesquelles il se développe. Toutefois, le fait que tel ou tel artiste ait évoqué dans son œuvre les atrocités de la guerre reste, du point de vue de l’histoire de l’art moderne, assez anecdotique. Nous tâcherons donc d’approfondir notre analyse pour comprendre comment la guerre a pu influer en profondeur sur l’évolution des formes artistiques, comment des styles sont apparus, comment des mouvements se sont créés en réponse aux atrocités de la guerre. L’importance prise par la propagande dans les deux conflits mondiaux du 20ème siècle suffit à prouver qu’il existe bien une forme d’esthétisation de la guerre dont l’influence est loin d’être négligeable. Certains artistes s’y sont laissé emporter, d’autres au contraire l’ont questionnée, voire combattue en remettant radicalement en question les principes de la création.

 Lutte des classes, guerre sociale

Conférence du 5 avril 2019 par Denis Collin

L’État est censé garantir la paix intérieure et la sûreté des citoyens. Mais cette vision irénique est contredite par toute l’expérience historique. Les intérêts sociaux se heurtent plus ou moins violemment à l’intérieur de chaque communauté politique et ces heurts se nomment lutte des classes : l’histoire jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte des classes, affirme Marx. Cette lutte peut prendre des formes presque pacifiques (pétitions, grèves, manifestations) mais souvent, dès que les choses deviennent sérieuses elle tourne à l’affrontement violent. Les grands mouvements historiques ont été de véritables guerres sociales, menées par les dominants contre les classes dominées. Écrasement de la révolte de Spartacus, guerre des paysans en Allemagne, jacqueries, révolutions… Sur le plan intérieur comme sur le plan international, la guerre est bien la continuation de la politique par d’autres moyens, selon le mot de Clausewitz.

 Les Aventures de Tintin, reflet des tensions et des conflits du XXème siècle

Conférence du 15 mars 2019 par Jean-Jacques Renoliet

Les aventures de Tintin , publiées entre 1929 et 1976, couvrent presque 50 ans d’histoire du XXème siècle marqués par deux conflits mondiaux, la 2ème Guerre mondiale et la Guerre froide, et par une multitude de conflits plus localisés. Si Hergé n’a bien sûr jamais voulu ni prétendu faire œuvre d’historien, son œuvre majeure reflète sa vision d’une société internationale marquée par des conflits de toutes sortes impliquant des acteurs très variés, étatiques ou non étatiques, qui servent de cadre et de prétexte aux aventures de son héros, lequel n’a paradoxalement pas d’histoire personnelle et aspire toujours à pacifier la société dans laquelle il vit.

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 La Guerre mondialisée au 20ème siècle Trois guerres mondiales sans paix globale

Conférence du 1er février 2019 par Jean-Jacques Renoliet

Le XXème siècle a été celui de la mondialisation, d’abord et avant tout en ce qui concerne la guerre puisqu’il a été jalonné par trois conflits mondiaux : les deux Guerres mondiales et la Guerre froide. Le règlement de ces trois conflits, très largement inspiré par les USA, puissance émergente en 1919, dominante en 1945 et hégémonique en 1990, fut le prétexte à l’installation d’un nouvel ordre mondial dont les déséquilibres ne permirent pas d’assurer une paix globale. En ce début de XXIème siècle, la complexité, l’imprévisibilité et la dangerosité des relations internationales rendent donc urgent et nécessaire l’approfondissement d’une régulation mondiale inspirée par plus de démocratie et de justice sociale.

 Kant et la paix perpétuelle

Conférence du 11 janvier 2019 par Denis Collin

 Vers la paix perpétuelle de Kant paraît en 1795. Le titre allemand est Zum ewigen Frieden qu’on peut traduire aussi par À la paix éternelle. Dans les traductions françaises, on utilise souvent le titre Projet de paix perpétuelle, qui a l’avantage mais aussi l’inconvénient de rappeler l’œuvre de Charles Castel, abbé de Saint-Pierre, auteur au début du xviiie siècle d’un ouvrage au même titre. Dans sa forme le texte de présente comme un projet de traité de paix, prêt à signer en quelque sorte. Mais c’est un véritable traité de philosophie politique et morale dont la portée actuelle ne saurait être surestimée.

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 Le droit de la paix et de la guerre

Conférence du 9 novembre 2019 par Denis Collin

L’existence d’un droit de la guerre et par conséquent de la paix est une énigme. La guerre et le droit semblent s’exclure mutuellement. Quand on est dans une situation de guerre, c’est parce qu’il n’y a pas de droit ou que le droit ne peut plus régler les conflits. Le droit ou le force : telle est le dilemme classique. Ajoutons avec Rousseau que la force ne peut faire le droit et que l’expression « droit du plus fort » n’est qu’un galimatias. Néanmoins, la question d’un droit permettant de régler les rapports entre les peuples s’impose si on ne se résout pas à laisser la violence nue. L’idée que les ambassadeurs soient protégés de telle sorte que les négociations entre belligérants puissent avoir lieu est une idée très ancienne. Pour les partisans du « droit naturel », il doit en effet exister des principes de droit communs à toutes les nations et qui devraient donc régir les rapports entre elles. Le feu brûle pareillement chez les Grecs et chez les Barbares disait Aristote. Et en effet, dans la mesure même où il n’existe aucun ordre politique mondial, la seule règle qui puisse régir les rapports entre les nations semble bien devoir être tirée du droit naturel, si un tel droit existe.
Texte

 Aristide Briand, le "pèlerin de la paix"

Conférence du 12 octobre 2019 par Jean-Michel Guieu

Nommé onze fois président du Conseil et vingt-cinq fois ministre, Aristide Briand fait partie des personnalités qui ont le plus marqué la vie politique française du début XXe siècle. Se faisant au lendemain de la Grande Guerre l’interprète de la profonde aspiration à la paix d’une France épuisée et traumatisée, il entama alors un véritable combat pour la paix, qui lui valut une immense popularité dans le monde entier (couronnée par le prix Nobel de la paix en 1926) et il y gagna son surnom de « pèlerin de la paix ». Sa politique de rapprochement franco-allemand et de réconciliation européenne qui a été souvent prise pour de l’idéalisme ou de dangereuses rêveries reposait au contraire sur une appréciation fort réaliste des rapports internationaux au lendemain de la guerre. « Sécurité d’abord fut sa maxime. Il ne s’en est pas écarté », dira André Tardieu à l’occasion de ses funérailles.

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 Sommes-nous devenus ignorants?

Conférence du 15 juin 2018 par Denis Collin

« Aujourd’hui on célèbre partout le savoir. Qui sait si, un jour, on ne créera pas des universités pour rétablir l’ancienne ignorance » (Lichtenberg). La question posée semble assez curieuse et même paradoxale. Après tout, on dit qu’il y a aujourd’hui bien plus de savants vivants et en activité qu’il n’y en a eu dans toute l’histoire de l’humanité. Nos connaissances de la nature ont fait des bonds prodigieux au cours du dernier siècle, qu’il s’agisse de la physique ou de la biologie. Les connaissances ne sont pas restées confinées au petit monde des savants, mais elles sont répandues dans le public, d’abord par les progrès de l’instruction et le recul massif de l’alphabétisme, mais aussi par les moyens de communication de masse dont le dernier, l’internet, semble mettre à disposition de chacun tout le savoir de l’humanité. La science n’est plus et depuis longtemps une activité théorique, elle est pratique, incorporée dans les techniques et on nous annonce que nous entrons maintenant dans « l’économie de la connaissance ». La science, comme le disait Marx, semble devenir une « force productive directe ». Bref, nous ne sommes pas devenus ignorants mais savants ! Qu’est-ce donc qui pourrait refréner cet enthousiasme qui nous porte depuis le commencement des « temps modernes » et singulièrement depuis l’époque des « Lumières » ?

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 La théorie des handicaps socio-culturels, une idéologie scolaire

Conférence du 25 mai 2018 par Denis Collin

À écouter certains commentateurs, le nouveau ministre de l’Éducation aurait l’oreille des associations conservatrices et marquerait une rupture avec les orientations suivies en gros depuis l’automne 68, une orientation inspirée par une certaine idée de la démocratisation de l’enseignement allant de pair avec l’adaptation de l’école au « public scolaire » nouveau. Le propos que je vais tenir dans cette conférence pourrait paraître purement historique : il porterait sur une période désormais close. Les « sciences cognitives » ont remplacé la sociologie de Pierre Bourdieu. Si, à la marge, le nouveau ministre semble rompre avec l’idéologie scolaire dominante, sur le fond il en tirer toutes les conséquences. Tout comme ses prédécesseurs, il a définitivement renoncé à l’exigence d’une instruction de haut niveau pour tous. Mettre à jour l’idéologie scolaire commune et la tendances de fond de l’éducation dans nos sociétés, tel est mon objectif.
Vidéo

 Révolution école 1918-1939

Conférence du 13 avril 2018 Documentaire de et en présence de Joanna Grudzinska

Au lendemain de la Première guerre mondiale, à travers l’Europe, des pédagogues désignent le coupable de la catastrophe : l’école, qui a fabriqué de «braves soldats». Il faut construire la Paix. Comment éduquer la nouvelle génération sans surveiller et punir ? Comment éduquer à l’émancipation ?À contre-courant des sociétés blessées et sclérosées qui sont les leurs, Maria Montessori en Italie, Célestin Freinet en France, Ovide Decroly en Belgique, Alexander S. Neill au Royaume-Uni et d’autres tentent d’inventer une autre école. Un pédagogue suisse, Adolphe ferrière, les réunit au sein d’un mouvement dont il sera le centre névralgique : la Ligue Internationale de l’Éducation Nouvelle, créée sur le modèle de la Société des Nations. Partout en Europe, les écoles nouvelles fleurissent. L’âge d’or est là, et veut durer. Mais déjà les esprits s’affrontent : faut-il une éducation pour l’élite, ou pour le plus grand nombre ? Pour devenir libre et meilleur, faut-il laisser l’éducation libre, ou introduire la discipline ? L’enfant échappe-t-il à tout programme, fut-il émancipatoire ? À partir d’archives rares et guidé par le récit intime des pédagogues, le film raconte l’histoire d’un combat pour le progrès humain, porté par des hommes et des femmes hors du commun, qui s’est construit puis brisé sur les idéologies du XXe siècle.

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 Pour une école de l'exigence intellectuelle

Conférence du 16 mars 2018 par Jean-Pierre Terrail

On ne discute guère aujourd’hui des missions de notre système éducatif autrement que pour rappeler ses responsabilités dans la préparation des qualifications requises par le marché du travail, ainsi que dans le maintien de la paix sociale et de la cohésion nationale. 
Ma démarche part d’une autre conviction : celle de l’exigence, dans le monde d’aujourd’hui, d’une éducation scolaire pour tous de haut niveau, qui ne vise pas d’abord à inculquer des messages, mais à former des capacités instruites de réflexion et d’analyse. 
Nos sociétés n’ont pas d’avenir sans changements profonds dans nos façons de produire, de créer, de consommer, de vivre et de décider ensemble, et ces changements appellent une élévation massive et générale de nos ressources intellectuelles. L’aptitude de chacun, et non plus seulement d’un cercle d’experts, à repenser le monde et à innover devient décisive. 
L’indispensable démocratisation de notre système éducatif bute depuis des décennies sur des obstacles qu’il faut identifier si l’on veut pouvoir les lever…
Jean-Pierre Terrail est sociologue. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages consacrés à l'éducation.

 Qu'est-ce qu'une éducation républicaine?

Conférence du 12 janvier par Denis Collin

La question de l’éducation comme question politique est au centre des philosophies, antiques, chez Platon comme chez Aristote, autant que modernes, chez Rousseau ou chez Hegel. L’éducation platonicienne, dans Le République, est le plan de formation des philosophes aptes à faire les lois et des gardiens, ceux qui auront pour tâche de veiller à la conservation de la cité. Chez Rousseau, l’Émile ou de l'éducation vient mettre la dernière pièce à la construction théorique constituée par le Discours sur les sciences et les arts (constat de la corruption de la société présente), le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (construction historico-anthropologique de l’inégalité sociale et nécessité d’un nouveau contrat social) et le Contrat social qui expose le concept d’une société juste où la liberté est garantie. La question de l'éducation est centrale dans la construction et la consolidation de la république dans notre pays. On essaiera d'en  cerner les enjeux tant philosophiques que politiques dans les circonstances présentes.

 Montesquieu et la République

Conférence du 8 décembre 2017 par Didier Carsin

La République n'est qu'un vain mot quand elle n'est pas soutenue par ce que Montesquieu appelle la "vertu" des citoyens, c'est à dire l'amour des lois. En établissant qu'elle est son "principe", Montesquieu montre ainsi que la république n'a d'autre existence et d'autre lieu que le coeur des citoyens. Pourquoi la vertu est-elle nécessaire à la république? Comment parvenir à faire des citoyens vertueux, et est-ce encore possible? Telles sont les questions que nous examinerons lors de cette conférence.

 La justice dans la philosophie de Michael Sandel

Conférence du 10 novembre 2017 par Dominique Jouault

Si toutes les personnes ne sont pas d'accord sur ce qu'est la justice, comment l'exiger? Dans un état démocratique, la justice est l'égalité devant la loi. La démocratie est un état de droit. Mais être juste, est-ce seulement suivre la loi ou bien une exigence morale qui peut être en opposition avec la loi? Dans les meilleurs démocraties, nous voyons des conflits entre ce que nous estimons juste et ce que peut exiger la loi. Nous pourrions penser que les sociétés modernes multiculturelles ne peuvent se mettre d'accord sur ce qui est juste moralement: les religions, le coutumes sont trop diverses. Il faut donc se proposer pour but de la justice non pas la morale d'un bien commun reconnu par tous mais un consensus social permettant à chaque religion, chaque ethnie, chaque individu de chercher la justice qui lui est propre comme étant sa représentation particulière de la morale. La justice est un droit neutre moralement de sorte que personne ne puisse contester la loi. La loi se limite à ce que les uns ne nuisent pas aux autres de sorte que chacun puisse librement chercher ce qu'il considère comme un bien dans sa vie. Nous voyons donc  s'opposer une justice juridique à une justice morale. La justice morale relie les hommes dans une communauté politique: la personne se forme à l'intérieur de cette communauté. La justice est un partage. La justice juridique est une somme d'individus indifférents les uns aux autres et n'ayant entre eux que des revendications de libertés individuelles. L'individu est premier par rapport à la société qui ne doit pas s'immiscer dans ses affaires privées. Nous pouvons distinguer une justice plutôt sociale et une autre plutôt libérale, la première est partagée par une communauté, la seconde se veut en dehors de la morale, un droit protecteur des libertés individuelles. Mais la neutralité de la loi pourrait être l'expression du refus de dialoguer ou d'une pensée selon laquelle il n'y a pas de dialogue possible entre les hommes et les cultures. Elle pourrait conduire à une absence de solidarité entre les personnes.  Nous réfléchirons sur la justice en étudiant la pensée du philosophe américain contemporain Sandel, professeur à Harvard. Sa pensée défend la justice comme capacité de faire communauté, comme vertu morale et solidarité,   comme volonté politique de réfléchir ensemble à un bien commun.
[Texte - Vidéo]

 

   

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PROCHAINES CONFERENCES

La Guerre

 

- Faire / voir la guerre – De quelques combattants devenus cinéastes
Le 04 octobre 2019
par Nicolas Geneix

 

- Le Terrorisme, une autre guerre
Le 08 novembre 2019
par Bruno Bourgeais

 

- Le Cinéma du réel au risque de la guerre
Le 13 décembre 2019
par Christian Chastan