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Les livres de l'Université Populaire d'Évreux


 Prochainement : Le Terrorisme, une autre guerre

Conférence du 8 novembre 2019 par Bruno Bourgeais

A force de l'invoquer comme le crime, éternel, ultime et inexpiable, d'accuser ses adversaires d'en user même lorsqu’ils ne font qu'utiliser une inoffensive bombe de peinture aérosol, on a fini par oublier ce qu'était réellement le terrorisme. Technique guerrière, propagande armée, il a son histoire, plus complexe et plus surprenante que l'on pourrait imaginer. Une histoire qui ne laissera pas nous inspirer de multiples réactions, sauf l'ennui.

 Faire / voir la guerre – De quelques combattants devenus cinéastes

Conférence du 4 octobre 2019 par Nicolas Geneix

Une ligne brisée, une frontière infranchissable : « On ne peut pas faire de film de guerre. C'est impossible », dit Samuel Fuller, spécialiste de ce genre. C'est que vétéran de la Big Red One qui traversa plusieurs fronts pendant la Seconde Guerre Mondiale, il sait que l'on ne peut représenter vraiment la violence d'un combat, ni la « folie organisée » d'un conflit. Et pourtant, il tourne. Comme Amos Gitai, Ousmane Sembène ou Oliver Stone, Fuller cinéaste semble né pour partie avec, voire de la guerre, c'est-à-dire de sa survie là où d'autres ont (toujours tragiquement) péri. Il s'agirait donc de considérer la guerre comme une paradoxale et traumatique matrice, et les films comme de lacunaires témoignages reconfigurés et des réponses aussi insuffisantes que nécessaires.

 La Guerre économique

Conférence du 7 juin 2019 par Mickaël Sylvain

  • Mercredi 07/08/2019
  • 18:39
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Montesquieu écrivait dans L’esprit des lois (1748) que « le commerce guérit des préjugés destructeurs et c'est presque une règle générale que, partout où il y a des mœurs douces, il y a du commerce ; et que partout où il y a du commerce, il y a des mœurs douces. ». Pourtant, l’actualité est faite des rebondissements dans la guerre commerciale que les États-Unis ont déclarée à la Chine et des emprisonnements de chefs d’entreprises étrangères : Frédéric Pierrucci d’Alsthom a par exemple fait deux ans de prison pour mettre la pression sur le PDG d’Alsthom afin qu’il vende la partie stratégique de l’entreprise à l’américain General Electric. Et si la notion de « guerre économique » pouvait mieux rendre compte de la réalité économique ? Et si nous n’étions jamais réellement sortis du mercantilisme ? Et si la « mondialisation » était une notion sans apport heuristique ?

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 Les artistes face à la guerre au 20ème siècle

conférence du 17 mai 2019 par Thierry Cattan

Il existe bien des références à la guerre dans les œuvres des artistes du 20ème siècle, preuve s’il en fallait que l’art n’est jamais tout à fait indemne des conditions historiques dans lesquelles il se développe. Toutefois, le fait que tel ou tel artiste ait évoqué dans son œuvre les atrocités de la guerre reste, du point de vue de l’histoire de l’art moderne, assez anecdotique. Nous tâcherons donc d’approfondir notre analyse pour comprendre comment la guerre a pu influer en profondeur sur l’évolution des formes artistiques, comment des styles sont apparus, comment des mouvements se sont créés en réponse aux atrocités de la guerre. L’importance prise par la propagande dans les deux conflits mondiaux du 20ème siècle suffit à prouver qu’il existe bien une forme d’esthétisation de la guerre dont l’influence est loin d’être négligeable. Certains artistes s’y sont laissé emporter, d’autres au contraire l’ont questionnée, voire combattue en remettant radicalement en question les principes de la création.

 Lutte des classes, guerre sociale

Conférence du 5 avril 2019 par Denis Collin

L’État est censé garantir la paix intérieure et la sûreté des citoyens. Mais cette vision irénique est contredite par toute l’expérience historique. Les intérêts sociaux se heurtent plus ou moins violemment à l’intérieur de chaque communauté politique et ces heurts se nomment lutte des classes : l’histoire jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte des classes, affirme Marx. Cette lutte peut prendre des formes presque pacifiques (pétitions, grèves, manifestations) mais souvent, dès que les choses deviennent sérieuses elle tourne à l’affrontement violent. Les grands mouvements historiques ont été de véritables guerres sociales, menées par les dominants contre les classes dominées. Écrasement de la révolte de Spartacus, guerre des paysans en Allemagne, jacqueries, révolutions… Sur le plan intérieur comme sur le plan international, la guerre est bien la continuation de la politique par d’autres moyens, selon le mot de Clausewitz.

 Les Aventures de Tintin, reflet des tensions et des conflits du XXème siècle

Conférence du 15 mars 2019 par Jean-Jacques Renoliet

Les aventures de Tintin , publiées entre 1929 et 1976, couvrent presque 50 ans d’histoire du XXème siècle marqués par deux conflits mondiaux, la 2ème Guerre mondiale et la Guerre froide, et par une multitude de conflits plus localisés. Si Hergé n’a bien sûr jamais voulu ni prétendu faire œuvre d’historien, son œuvre majeure reflète sa vision d’une société internationale marquée par des conflits de toutes sortes impliquant des acteurs très variés, étatiques ou non étatiques, qui servent de cadre et de prétexte aux aventures de son héros, lequel n’a paradoxalement pas d’histoire personnelle et aspire toujours à pacifier la société dans laquelle il vit.

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 La Guerre mondialisée au 20ème siècle Trois guerres mondiales sans paix globale

Conférence du 1er février 2019 par Jean-Jacques Renoliet

Le XXème siècle a été celui de la mondialisation, d’abord et avant tout en ce qui concerne la guerre puisqu’il a été jalonné par trois conflits mondiaux : les deux Guerres mondiales et la Guerre froide. Le règlement de ces trois conflits, très largement inspiré par les USA, puissance émergente en 1919, dominante en 1945 et hégémonique en 1990, fut le prétexte à l’installation d’un nouvel ordre mondial dont les déséquilibres ne permirent pas d’assurer une paix globale. En ce début de XXIème siècle, la complexité, l’imprévisibilité et la dangerosité des relations internationales rendent donc urgent et nécessaire l’approfondissement d’une régulation mondiale inspirée par plus de démocratie et de justice sociale.

 Kant et la paix perpétuelle

Conférence du 11 janvier 2019 par Denis Collin

 Vers la paix perpétuelle de Kant paraît en 1795. Le titre allemand est Zum ewigen Frieden qu’on peut traduire aussi par À la paix éternelle. Dans les traductions françaises, on utilise souvent le titre Projet de paix perpétuelle, qui a l’avantage mais aussi l’inconvénient de rappeler l’œuvre de Charles Castel, abbé de Saint-Pierre, auteur au début du xviiie siècle d’un ouvrage au même titre. Dans sa forme le texte de présente comme un projet de traité de paix, prêt à signer en quelque sorte. Mais c’est un véritable traité de philosophie politique et morale dont la portée actuelle ne saurait être surestimée.

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 Le droit de la paix et de la guerre

Conférence du 9 novembre 2019 par Denis Collin

L’existence d’un droit de la guerre et par conséquent de la paix est une énigme. La guerre et le droit semblent s’exclure mutuellement. Quand on est dans une situation de guerre, c’est parce qu’il n’y a pas de droit ou que le droit ne peut plus régler les conflits. Le droit ou le force : telle est le dilemme classique. Ajoutons avec Rousseau que la force ne peut faire le droit et que l’expression « droit du plus fort » n’est qu’un galimatias. Néanmoins, la question d’un droit permettant de régler les rapports entre les peuples s’impose si on ne se résout pas à laisser la violence nue. L’idée que les ambassadeurs soient protégés de telle sorte que les négociations entre belligérants puissent avoir lieu est une idée très ancienne. Pour les partisans du « droit naturel », il doit en effet exister des principes de droit communs à toutes les nations et qui devraient donc régir les rapports entre elles. Le feu brûle pareillement chez les Grecs et chez les Barbares disait Aristote. Et en effet, dans la mesure même où il n’existe aucun ordre politique mondial, la seule règle qui puisse régir les rapports entre les nations semble bien devoir être tirée du droit naturel, si un tel droit existe.
Texte

 Aristide Briand, le "pèlerin de la paix"

Conférence du 12 octobre 2019 par Jean-Michel Guieu

Nommé onze fois président du Conseil et vingt-cinq fois ministre, Aristide Briand fait partie des personnalités qui ont le plus marqué la vie politique française du début XXe siècle. Se faisant au lendemain de la Grande Guerre l’interprète de la profonde aspiration à la paix d’une France épuisée et traumatisée, il entama alors un véritable combat pour la paix, qui lui valut une immense popularité dans le monde entier (couronnée par le prix Nobel de la paix en 1926) et il y gagna son surnom de « pèlerin de la paix ». Sa politique de rapprochement franco-allemand et de réconciliation européenne qui a été souvent prise pour de l’idéalisme ou de dangereuses rêveries reposait au contraire sur une appréciation fort réaliste des rapports internationaux au lendemain de la guerre. « Sécurité d’abord fut sa maxime. Il ne s’en est pas écarté », dira André Tardieu à l’occasion de ses funérailles.

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 Sommes-nous devenus ignorants?

Conférence du 15 juin 2018 par Denis Collin

« Aujourd’hui on célèbre partout le savoir. Qui sait si, un jour, on ne créera pas des universités pour rétablir l’ancienne ignorance » (Lichtenberg). La question posée semble assez curieuse et même paradoxale. Après tout, on dit qu’il y a aujourd’hui bien plus de savants vivants et en activité qu’il n’y en a eu dans toute l’histoire de l’humanité. Nos connaissances de la nature ont fait des bonds prodigieux au cours du dernier siècle, qu’il s’agisse de la physique ou de la biologie. Les connaissances ne sont pas restées confinées au petit monde des savants, mais elles sont répandues dans le public, d’abord par les progrès de l’instruction et le recul massif de l’alphabétisme, mais aussi par les moyens de communication de masse dont le dernier, l’internet, semble mettre à disposition de chacun tout le savoir de l’humanité. La science n’est plus et depuis longtemps une activité théorique, elle est pratique, incorporée dans les techniques et on nous annonce que nous entrons maintenant dans « l’économie de la connaissance ». La science, comme le disait Marx, semble devenir une « force productive directe ». Bref, nous ne sommes pas devenus ignorants mais savants ! Qu’est-ce donc qui pourrait refréner cet enthousiasme qui nous porte depuis le commencement des « temps modernes » et singulièrement depuis l’époque des « Lumières » ?

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 La théorie des handicaps socio-culturels, une idéologie scolaire

Conférence du 25 mai 2018 par Denis Collin

À écouter certains commentateurs, le nouveau ministre de l’Éducation aurait l’oreille des associations conservatrices et marquerait une rupture avec les orientations suivies en gros depuis l’automne 68, une orientation inspirée par une certaine idée de la démocratisation de l’enseignement allant de pair avec l’adaptation de l’école au « public scolaire » nouveau. Le propos que je vais tenir dans cette conférence pourrait paraître purement historique : il porterait sur une période désormais close. Les « sciences cognitives » ont remplacé la sociologie de Pierre Bourdieu. Si, à la marge, le nouveau ministre semble rompre avec l’idéologie scolaire dominante, sur le fond il en tirer toutes les conséquences. Tout comme ses prédécesseurs, il a définitivement renoncé à l’exigence d’une instruction de haut niveau pour tous. Mettre à jour l’idéologie scolaire commune et la tendances de fond de l’éducation dans nos sociétés, tel est mon objectif.
Vidéo

 Révolution école 1918-1939

Conférence du 13 avril 2018 Documentaire de et en présence de Joanna Grudzinska

Au lendemain de la Première guerre mondiale, à travers l’Europe, des pédagogues désignent le coupable de la catastrophe : l’école, qui a fabriqué de «braves soldats». Il faut construire la Paix. Comment éduquer la nouvelle génération sans surveiller et punir ? Comment éduquer à l’émancipation ?À contre-courant des sociétés blessées et sclérosées qui sont les leurs, Maria Montessori en Italie, Célestin Freinet en France, Ovide Decroly en Belgique, Alexander S. Neill au Royaume-Uni et d’autres tentent d’inventer une autre école. Un pédagogue suisse, Adolphe ferrière, les réunit au sein d’un mouvement dont il sera le centr