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Les livres de l'Université Populaire d'Évreux


Archives par mois


 Séminaire Freud - L'avenir d'une illusion - séance 5

Lecture proposée par Marie-Pierre Frondziak - Vendredi 3 mars - 20h / 22h


Chapitre VIII

Comprendre la civilisation, plutôt que la subir, c’est assurer sa pérennité

Freud a terminé le chapitre précédent sur deux idées, dont la seconde est la conséquence de la première : ce n’est peut-être pas la religion qui est au fondement de la civilisation et que donc peut-être même que sans Dieu les hommes seraient quand même capables de se conduire correctement et de ne pas penser constamment à s’entre-tuer. La religion ne serait qu’un « habillage » facilitant la vie commune, auquel cas, il faut alors repenser « le rapport entre civilisation et religion » p.92.

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 L’apport de Marcuse à la théorie freudienne

Séminaire Freud - Vendredi 31 mars - 20h - Salle Jacqueline Duval de la Mairie d'Evreux

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  • Mardi 28/03/2017
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Issu de l’école de Francfort qu’il rejoint après sa thèse de philosophie, Herbert Marcuse (1898-1979) puise sa théorie critique de la société moderne aux sources de Marx et de Freud. À partir de sa lecture de Freud il construit deux concepts essentiels : société sur-répressive et désublimation répressive. Il met en œuvre, de manière originale, l’orientation de la psychanalyse freudienne vers l’analyse sociale. Au cours des deux prochaines séances, nous examinerons l’apport de Marcuse à la psychanalyse et nous verrons l’étonnante actualité de textes qui ont maintenant plus de 60 ans.

 Séminaire Freud - L'avenir d'une illusion - séance 4


Chapitre VI.

Distinction entre erreur, illusion et illusion délirante.

A la fin du chapitre précédent, Freud nous a laissés sur un constat qui semble indépassable : malgré leur manque de crédibilité, malgré leur manque d’assises rationnelles, les représentations religieuses ont exercé une forte influence sur l’humanité, et continuent d’exercer cette emprise malgré les avancées de la science qui auraient dû nous sortir de ce modèle infantile et illusoire. C’est pourquoi Freud affirme qu’il s’agit là non pas d’un problème cognitif, mais d’un problème psychologique. Ce à quoi nous nous heurtons relève de nos représentations psychiques, indépendamment de nos élaborations rationnelles. Et ceci révèle un problème fondamental et crucial.

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 Le travail comme question philosophique: l'essence du travail

Conférence du 13 janvier 2017 par Marie-Pierre Frondziak

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  • Jeudi 05/01/2017
  • 15:04
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Les hommes ont toujours été contraints de travailler pour survivre. C’est écrit dans la Bible : « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » et la femme accouchera dans la souffrance, souffrance de l’accouchement que l’on appelle aussi « travail ». Donc dans le travail, on entend à la fois la nécessité et la douleur. On peut comprendre alors que les hommes depuis toujours aient cherché, sinon à le fuir, tout au moins à le rendre moins pénible et moins prégnant. De fait, on peut constater qu’aujourd’hui le rapport au travail a changé. En effet, le temps de travail a diminué, en tout cas dans nos sociétés, ce qui a permis d’augmenter le temps de loisir. Et surtout, on affirme aujourd’hui qu’on peut tout à fait se réaliser en dehors et indépendamment du travail. Néanmoins, le travail garde une grande valeur et s’assure encore une place importante dans nos existences. Le chômage, par exemple, n’est pas pénible uniquement par le manque d’argent qu’il entraîne, mais aussi par l’exclusion sociale qu’il provoque. [Cliquez ici pour la vidéo de la conférence]

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 L'avenir d'une illusion - séance 3

Lecture proposée par Marie-Pierre Frondziak - Vendredi 2 décembre 2016 - 20h / 22h


Chapitre III.

La religion comme possession psychique de la civilisation qui nous permet de supporter notre triste condition, mais qui repose sur un modèle infantile et illusoire.

Début chap. III

Si nous nous rappelons ce que nous avons vu à la fin du chapitre II : l’expression de la sublimation sous la forme de valeurs ou de créations devient une possession psychique valorisante de la civilisation. De la même façon, la religion en représente également une, et Freud nous dit à la fin du second chapitre qu’il s’agit de : « la pièce la plus importante peut-être que comporte l’inventaire psychique d’une civilisation ». Freud va donc maintenant aborder les représentations religieuses. Pour cela, il s’agit d’étudier les fonctions de la religion en application des principes vus en I et II. Il reprend donc son raisonnement. Ainsi, si on laisse libre cours aux désirs, c’est-à-dire si on ne refoule plus, évidemment on peut imaginer que cela donnera lieu à beaucoup de satisfactions. Freud prend une suite d’exemples pour illustrer cette idée : abuser des femmes, tuer, voler … A nouveau toute ressemblance avec des faits existant ou ayant existé est involontaire … Arrêtons-nous un instant. La barbarie vise la destruction de siècles de civilisation à tous les niveaux : moral, esthétique, rationnel … et il apparaît que là où le Moi était enfin advenu, le Ça revient en force, alors que Freud concluait ses Nouvelles Conférences (1932) en disant : « Là où est le Ça, le Moi doit advenir », c’est-à-dire que le Moi, raisonnable et rationnel, devait se substituer au Ça pulsionnel, irrationnel et destructeur. Avec le retour de la barbarie, ou même l’avènement de la barbarie, on assiste à une profonde régression, le Moi est désintégré, les pulsions refoulées s’expriment brutalement, le barrage a cédé. Et on voit à l’œuvre les pulsions de mort, car cette fuite en avant, cette folie de détruire est d’abord auto-destructrice. Et on tient tout le monde par la peur et le mensonge. La haine des autres n’est que la haine de soi déguisée en désir de domination. Non seulement on fait alors face à la désublimation, et on opère donc un retour à l’animalité en nous que les hommes essaient de nier depuis leur émergence, mais de plus nous désirons tous foncièrement les mêmes choses et nous devenons alors tous ennemis les uns des autres. Bien sûr, nous sommes déjà en concurrence les uns avec les autres, mais justement de manière civilisée ! Enfin, nous essayons … Et donc, dans une situation de désublimation complète, seul celui qui parvient à dominer tous les autres peut réellement satisfaire tous ses désirs. C’est la figure du tyran qui dicte la loi, mais à une condition tout de même, c’est que l’un des trois interdits universels soit respecté: ne pas tuer, sinon il serait lui-même la cible potentielle d’un autre. Or, nous savons que si ces interdits existent, c’est parce qu’ils sont transgressés. Donc même la position du tyran, dans cette situation, est très précaire !

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 L'avenir d'une illusion - séance 2

Séminaire Freud par Marie-Pierre Frondziak - 4 novembre 2016 - chapitres I & 2 de l'Avenir d'une illlusion.

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  • Samedi 12/11/2016
  • 15:13
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Nous reprenons sur la suite du texte. L’extrait que nous allons étudier vient juste après celui sur lequel nous avons terminé la dernière fois.  → plus

 Freud et la religion

Conférence du 7 octobre par Jean-Pierre Kamieniak.

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  • Dimanche 16/10/2016
  • 12:32
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Le texte de la conférence est disponible ici
La vidéo est disponible sur Youtube

 Séminaire Freud - L'avenir d'une illusion - séance 1

Lecture proposée par Marie-Pierre Frondziak - Vendredi 30 Septembre - 20h / 22h

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  • Dimanche 25/09/2016
  • 12:28
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Introduction. Présentation du séminaire

Pour rappel, l'objectif de notre séminaire était d’entreprendre une analyse, partielle, de l'œuvre de Freud dans le but d’éclairer notre présent, comme le fait d'ailleurs tout travail philosophique. Nous pensions initialement uniquement travailler sur la notion de culture et sur L’avenir d’une illusion, pour nous permettre de donner une certaine lecture de ce que nous vivons actuellement en matière de croyance.

Mais avant cela, nous avons étudié les Cinq leçons sur la psychanalyse, afin de mettre en place les concepts essentiels élaborés par la psychanalyse (notions de pulsions, de désir, les deux topiques, le refoulement, etc.). Ces concepts, comme nous le verrons au long de cette lecture de L’avenir d’une illusion, vont nous être indispensables pour comprendre ce nouveau texte. Ce dernier propose d'analyser le fait religieux d’un point de vue psychanalytique. Il date de 1927. Autant le point de départ de Freud, et donc de la psychanalyse avait pour vocation la thérapeutique, autant la psychanalyse va s'avérer un outil utile pour les sciences sociales. La psychanalyse émerge aux environs de 1895 (Etudes sur l'hystérie, 1897 : auto-analyse de Freud) et elle est orientée essentiellement vers la thérapeutique. Mais très vite finalement, Freud va s'apercevoir qu'elle peut aussi se révéler un moyen d'élucidation de ce qu'est l'être humain en tant qu'être social. Plus exactement, il va constater que l'être humain est par définition un être social. En effet, si le point de départ de la psychanalyse a pour objectif de soigner le sujet en travaillant à sa compréhension, Freud va montrer que le sujet ne se comprend que dans son rapport aux autres, car il ne peut se constituer comme sujet que grâce aux autres. Sans les autres nous ne pouvons nous humaniser : ce sont eux qui nous apprennent à nous tenir debout, qui nous apprennent à parler, qui nous enseignent les moyens et les règles de la vie commune, bref ce sont les autres qui nous permettent d'entrer dans la culture. Freud n'est pas le premier à avoir compris cet immense enjeu. Spinoza (et oui le revoilà !) avait déjà montré dans l'Ethique, et en particulier dans le Livre III, que les hommes ne sont hommes qu'ensemble, qu'ils se construisent par mimesis réciproque. Pour rappel, nous avons vu l'an dernier, que pour Spinoza le désir est premier, que c'est ce qui nous pousse à vivre, à exister (à sortir de nous-mêmes) et que cette définition du désir est proche de celle de la pulsion de vie freudienne. De la même manière, chez Spinoza, on trouve l'idée que les affects sont premiers et que la compréhension du monde exige d'abord la compréhension de soi, c'est-à-dire la manière dont nous fonctionnons nous les humains et comment nous “recevons” le monde. Il s’agit donc pour Spinoza d’échapper à la soumission à nos affects par leur compréhension, qui n’est autre qu’une mise à distance, comme on le fait lors d’une analyse. Ainsi, en comprenant la manière dont nos affects procèdent, nous pouvons faire la distinction entre la réalité telle qu’elle est et la manière justement dont elle nous affecte. Et nous pouvons donc en quelque sorte davantage la maîtriser. J’avais déjà donné cette citation dans l’introduction du séminaire l’an dernier, je la redonne car elle est très éclairante pour ce qui va nous occuper : « (Les écrits de Freud) nous parlent de la guerre et de la mort, du lien libidinal entre les hommes rassemblés, de l’essence de la maîtrise qui s’exerce sur eux, avec leur accord, selon les représentations imaginaires de leur désir. » nous dit Christian Jambet, dans un article du Magazine Littéraire (hors-série 2ème trim. 2000.) Et c’est bien de cela qu’il s’agit : “des représentations imaginaires de notre désir”, et dont il faut, si possible, nous défaire. Aussi, comme Spinoza, Freud cherche l’origine de la maîtrise sociale et de la soumission.

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 La "common decency" ou décence ordinaire. Esquisse d'un autre socialisme

Réflexions à partir d'Orwell. Conférence de Denis Collin le 16 septembre 2016

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  • Mardi 06/09/2016
  • 09:52
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La vidéo de cette conférence est ICI
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 Séminaire Freud. De Freud à Freud en passant par Spinoza

Septième séance - 3 juin 2016


5ème leçon : Nature et signification des névroses. La fuite hors de la réalité. Le refuge dans la maladie. La régression. Relations entre les phénomènes pathologiques et diverses manifestations de la vie normale. L’art. Le transfert. La sublimation.

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 Freud et la théorie sexuelle

Intervention de Jean-Pierre Kamieniak au séminaire "Lecture de Freud". Quatrième leçon sur la psychanalyse

Note : 2.9/5 (7 notes)

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  • Samedi 02/04/2016
  • 11:55
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Comme vous le savez, il s'agit de conférences que Freud a prononcées aux États Unis lorsqu'il s'y est rendu en 1909 en compagnie de Ferenczi et de Jung, où il avait été invité. Ne les ayant pas à proprement parler rédigées, ne préparant que des plans, son hôte Stanley Hall, le président de l'université où il fit ces conférences, lui demanda un texte écrit et son éditeur insista pour les publier. Aussi Freud les rédigea-t-il sans trop d'enthousiasme d'octobre à décembre 1909 et elles furent publiées en 1910 et, pour la première fois en français en 1920/1921. → plus

 La justice sociale

Conférence du 11 mars 2016

Note : 3.2/5 (5 notes)

  • Collin
  • Dimanche 13/03/2016
  • 14:09
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Partons d’une affirmation assez célèbre en son genre de Friedrich (von) Hayek : « le concept de justice sociale est nécessairement vide et dénué de sens » (dans Droit, Législation et Liberté, 1973) Fondateur de la société du Mont Pélerin et grand prêtre du « néo-libéralisme », F. von Hayek l'a emporté. La « justice sociale » a déserté le champ du discours politique. Tout un pan de la pensée philosophique, d'Aristote à John Rawls en passant par Thomas d'Aquin, Rousseau, Kant et Hegel a été mis hors-circuit. Au moment où les inégalités explosent, où les protections arrachées par les travailleurs au cours de luttes multiséculaires sont balayées par les "réformes" d'un capitalisme devenu absolu, il est impératif de revisiter la pensée de la justice sociale, car il n'y a aucune liberté là où les droits et la dignité des plus pauvres sont bafouées.

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 Société, communauté, communautarisme

Note : 3.2/5 (13 notes)


Il y a une posture souvent adoptée non seulement par les dirigeants politiques mais aussi parfois par des gens dont je me sens proche par ailleurs : la dénonciation du « communautarisme ». Une partie des maux de notre pays viendraient du « communautarisme » qui fragmenterait la nation et mettrait en cause le « vivre ensemble », encore une des ces expressions figées dont on ne sait plus bien ce qu’elles veulent dire mais servent d’argument dans la discussion publique. Il s’agit, nous dit-on, de retisser « le lien social », de « refaire société ». Bref, si je comprends bien, il faut défendre la société contre le communautarisme.  → plus

 La deuxième leçon sur la psychanalyse

Lectures de Freud - 3e séance, par Marie-Pierre Frondziak

Note : 2.8/5 (22 notes)


2ème leçon : Conception nouvelle de l’hystérie. Refoulement et résistance. Le conflit psychique. Le symptôme est le substitut d’une idée refoulée. La méthode psychanalytique.

Objet : refoulement et résistance.

« A peu près ... nécessités thérapeutiques. » (p. 23-24)

Présentation de Charcot : c'est un très grand neurologue français (1825-1893), qui s'est beaucoup consacré aux hystériques. Ses consultations publiques à la Pitié Salpêtrière étaient très célèbres et attiraient les foules. Il avait ainsi établi un tableau des troubles hystériques, des « types » auxquels il rapportait les malades, sans tenir compte de ce que pouvaient signifier les symptômes au niveau du sujet, mais considérant qu’ils étaient la manifestation de troubles neurologiques. Il ne prenait absolument pas en compte l’histoire du sujet, mais cherchait à le faire entrer dans des catégories. De plus, il considérait que les symptômes hystériques étaient dus à des traumatismes physiques, exceptionnellement à des traumatismes psychiques, et y voyait également une forme d’hérédité. Freud a été son élève (1885-1886) et a été très impressionné par ses travaux. C'est d'ailleurs paradoxalement cette expérience qui l'a amené à quitter peu à peu la neurologie pour travailler davantage sur le plan psychique. Cela dit, pour rappel, Charcot avait repéré que l’hystérie peut être masculine, qu’elle n’est pas simulée et que l’hypnose la soulage.

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 Le modèle chinois et nous

Conférence de Tony Andréani - 13 novembre 2015

Note : 3.6/5 (10 notes)

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  • Samedi 12/12/2015
  • 12:33
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Dans ce texte je ne vais pas faire un exposé savant sur la Chine, n’étant pas sinologue, ne parlant pas le chinois, n’ayant pas vécu en Chine. Néanmoins je me suis informé, j’ai lu de nombreux ouvrages, j’y ai fait plusieurs voyages d’étude, j’y ai rencontré de nombreux intellectuels et un peu parcouru le pays. C’est pourquoi je vais tenter de vous dire pourquoi la Chine nous intéresse, pourquoi nous devons nous y intéresser, et pourquoi d’abord elle m’a intéressé.

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 Lectures de Freud

Deuxième: les cinq leçons sur la psychanalyse. Première leçon

Note : 2.9/5 (15 notes)


Les Cinq leçons sur la psychanalyse sont des conférences données par Freud aux Etats-Unis en 1909 en vue de présenter ce qu’est la psychanalyse, ainsi que ses résultats. A cette époque, sa théorie est pratiquement construite, mais manquent encore des éléments essentiels comme la seconde topique et la notion de pulsion de mort. Mais dans ses grandes lignes, la psychanalyse est mise en place.

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Plus d'articles :

Programme

Vendredi 6 octobre 2017, 18h30 - 20h30 Le Revenu d'existence par Mickaël Sylvain, professeur de sciences économiques et sociales Vendredi 10 novembre 2017, 18h30 - 20h30

La Philosophie de Michael Sandel par Dominique Jouault, professeur de philosophie

Vendredi 8 décembre, 18h30 - 20h30 Montesquieu et la vertu par Didier Carsin, professeur de philosophie

Les conférences ont lieu à l'université d'Evreux, rue du 7ème chasseur quartier Tilly.

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Chaque conférence dure environ une heure et est suivie d’une discussion avec l’intervenant.

Site de l’Université Populaire : http://up-evreux.viabloga.com

Pour nous écrire : universitepopulaireevreux@gmail.com